Duras
Cépage noir originaire du Tarn, attesté dès 1484 dans un bail de vigne à Lavaur, le duras n'est aujourd'hui cultivé que dans son vignoble d'origine, à Gaillac, où il apporte fruits noirs et épices à l'assemblage. À ne pas confondre avec l'appellation bordelaise Côtes de Duras, qui ne l'utilise pas.
Le profil aromatique
Le duras donne des vins assez alcooligènes mais moyennement colorés, parfumés de fruits noirs et épicés de poivre. Il est rarement vinifié seul : à Gaillac, il est assemblé avec du fer servadou, de la syrah, du merlot ou du cabernet sauvignon, qui viennent compléter sa palette aromatique.
La structure et le terroir
Cépage vigoureux et fertile, généralement conduit en taille courte ou semi-courte, il produit des grappes de taille moyenne aux baies petites. Il est assez sensible à l'oïdium, au mildiou, aux acariens et à l'eutypiose. Selon Robert Plageoles, il serait issu d'une lambrusque de la forêt domaniale de la Grésigne, dans le Tarn ; des analyses génétiques plus récentes l'ont établi comme un croisement entre le tressot et le savagnin. Jules Guyot le mentionnait déjà dans le vignoble du Tarn dans les années 1860.
À table et dans le monde
C'est son inscription comme cépage obligatoire dans le décret de l'AOC Gaillac rouge, en 1970, qui l'a sauvé de la disparition : les surfaces plantées sont passées de 75 hectares en 1968 à 800 hectares en 1994. Il ne subsiste aujourd'hui que dans le vignoble de Gaillac, où il accompagne charcuterie et volaille rôtie. Attention à ne pas le confondre avec l'appellation Côtes de Duras, dans le Lot-et-Garonne, qui doit son nom à la ville de Duras et non à ce cépage.