Trousseau
Compagnon plus corsé du poulsard dans le vignoble du Jura, le trousseau donne des rouges à la robe rubis soutenue, charpentés et chaleureux, marqués par des notes de fruits rouges et une aptitude à la garde peu commune dans la région.
Le profil aromatique
Le trousseau se distingue par une robe rubis et des notes de fruits rouges, sur une bouche corsée, charpentée et chaleureuse. Son potentiel d'accumulation des sucres est élevé, ce qui lui donne une longueur en bouche étonnante et des bouteilles capables de vieillir plus de dix ans.
La structure et le terroir
Probablement issu du savagnin selon des analyses génétiques, le trousseau est un cépage précoce et exigeant : il réclame des sols graveleux bien exposés ou des marnes peu profondes, et davantage de soleil que les autres cépages jurassiens. Sensible à la pourriture grise, il trouve sa terre d'élection à Montigny-lès-Arsures, village surnommé « capitale du Trousseau », où Louis Pasteur possédait lui-même une vigne.
À table et dans le monde
Il est souvent assemblé au poulsard et au pinot noir dans les appellations Côtes-du-Jura et Arbois, et accompagne volontiers viandes rouges, gibier et comté affiné. Hors de France, le trousseau — appelé bastardo — occupe sa plus vaste superficie au Portugal, où il entre dans l'assemblage des vins de porto et de madère ; on en trouve aussi de rares parcelles en Galice, sous les noms de merenzao ou María Ardoña.