Romorantin
Cépage quasi unique au monde, le romorantin n'existe que sur une soixantaine d'hectares en Loir-et-Cher, où il est l'unique cépage autorisé de l'AOC Cour-Cheverny. Vif, tendu et capable d'un potentiel de garde remarquable, il doit sa naissance légendaire à François Ier.
Le profil aromatique
Jeune, le romorantin se montre discret et tendu, sur la pomme verte, les fleurs blanches et une pointe d'amande. Avec l'âge, souvent après une vendange tardive, il se pare de notes de miel et parfois de pruneau, sans jamais perdre sa colonne vertébrale acide qui tient le vin très droit.
La structure et le terroir
Cépage à maturité tardive, il est né d'un croisement naturel entre le gouais blanc et le pinot, comme plusieurs autres cépages du Val de Loire et de Bourgogne. Selon la légende, François Ier aurait fait planter à Romorantin, en 1518, 80 000 pieds venus de Bourgogne — même si le nom du cépage lui-même n'est attesté qu'à partir de 1827. Aujourd'hui cantonné à une soixantaine d'hectares en Loir-et-Cher, il donne, sur les sols argilo-siliceux de Cheverny, un blanc rond mais tendu par une acidité élevée, taillé pour la garde.
À table et dans le monde
C'est l'unique cépage de l'AOC Cour-Cheverny, un blanc sec original qui accompagne poissons de rivière, fruits de mer et fromages de chèvre. Cépage-curiosité quasi introuvable hors de sa terre d'origine, il incarne à lui seul la diversité méconnue du vignoble du Val de Loire.
Repères
Où déguster le Romorantin ?
Ce cépage entre dans l'encépagement de ces appellations :