Le muscat d'abord
Le Muscat de Beaumes-de-Venise, reconnu en 1945, est un vin doux naturel : la fermentation est arrêtée par ajout d'alcool, ce qui conserve le sucre naturel du raisin. Le muscat à petits grains y donne un vin d'une intensité aromatique remarquable.
Il se sert frais, autour de 8 °C, à l'apéritif ou sur un dessert aux fruits jaunes, un melon, un foie gras. Contrairement à beaucoup de VDN, il gagne à être bu dans ses premières années, quand son parfum est intact.
Le rouge, cru depuis 2005
Les rouges de la commune, longtemps vendus en Côtes du Rhône Villages, ont obtenu leur appellation propre en 2005. Ils s'appuient sur le grenache et une part obligatoire de syrah, sur cinq communes au pied des Dentelles.
Les sols, très variés, mêlent grès du Trias, marnes et éboulis calcaires descendus des Dentelles. L'altitude et les expositions multiples y créent des microclimats marqués.
Deux styles à ne pas confondre
Sur l'étiquette, la mention change tout : « Beaumes-de-Venise » seule désigne le rouge sec, « Muscat de Beaumes-de-Venise » le vin doux. La confusion est fréquente chez les acheteurs.
Le rouge est charnu et épicé, sur la cerise noire et la garrigue, avec cinq à dix ans de potentiel — dans la famille de Gigondas, son voisin immédiat, avec un peu plus de souplesse.
