Une appellation à double nom
Enclave du Sauternais sur la seule commune de Barsac, l'appellation jouit d'un privilège rare : ses producteurs peuvent choisir d'étiqueter leurs vins en Barsac ou en Sauternes, les deux appellations se recouvrant ici. Barsac est traversée par le Ciron, la petite rivière qui commande tout le miracle des liquoreux de la région.
Le terroir : plus plat, plus calcaire
Ce qui distingue Barsac du reste du Sauternais, c'est son relief et son sol. Le plateau est plus plat, et le calcaire à astéries — le « calcaire de Saint-Macaire » — y affleure largement, sous une couverture d'alluvions, de limons et de sables, avec des terres argilo-calcaires. Ce socle calcaire donne aux barsac une vivacité et une finesse qui les rendent souvent un peu plus légers et plus nerveux que les sauternes voisins.
La pourriture noble et le style
Comme à Sauternes, le vin naît du Botrytis cinerea : les brouillards d'automne nés du Ciron et de la Garonne déclenchent la pourriture noble, qui confit le raisin en une « confiture dorée » concentrée en sucres et en arômes. Les vins, à base de sémillon, se dégustent frais (autour de 8 °C) et se gardent des décennies. Barsac abrite une douzaine de châteaux, dont plusieurs crus classés en 1855 parmi les plus réputés du Sauternais.