Du Languedoc au Rhône
Reconnue en 1986 sous le nom de Costières du Gard, l'appellation est devenue Costières de Nîmes en 1989. Longtemps rattachée au Languedoc, elle a rejoint administrativement la vallée du Rhône en 2004 — un changement qui reflète la parenté de ses terroirs avec ceux de la rive droite rhodanienne.
Elle occupe une vingtaine de communes du Gard, sur un plateau qui domine la plaine de la Camargue.
Les gress, galets du Rhône ancien
Le sol caractéristique est appelé localement « gress » : des galets roulés de quartzite mêlés d'argile rouge, déposés par le Rhône à l'ère quaternaire. C'est exactement la même formation qu'à Châteauneuf-du-Pape, de l'autre côté du fleuve.
Ces galets restituent la chaleur la nuit, tandis que la proximité de la Méditerranée, à une quinzaine de kilomètres, tempère les excès par des brises marines. Le mistral, ici encore, assainit le vignoble.
Généreux mais tempérés
Les rouges, où la syrah tient souvent la première place, sont colorés et charnus, sur les fruits noirs, la garrigue et le poivre, avec des tanins mûrs. Ils s'apprécient entre trois et huit ans.
Les blancs, à base de grenache blanc, de roussanne et de marsanne, sont amples et floraux ; les rosés, francs et fruités, tirent parti de la fraîcheur marine. Rouges à 16 °C, blancs et rosés à 10 °C.
