Un échelon intermédiaire, créé en 1966
L'appellation Côtes du Rhône Villages a été instituée en 1966 pour distinguer les communes dont les vins se détachaient nettement de la production régionale. Elle impose des rendements inférieurs, un degré minimum plus élevé et une part obligatoire de syrah et de mourvèdre aux côtés du grenache.
Une vingtaine de communes sont autorisées à accoler leur nom à l'appellation — Sablet, Séguret, Plan de Dieu, Massif d'Uchaux, Sainte-Cécile, entre autres. C'est cette mention qui signale les terroirs les plus identifiés.
La pépinière des crus
Le statut de Villages fonctionne comme un sas : plusieurs communes l'ont quitté par le haut en obtenant leur propre appellation. Gigondas en 1971, Vacqueyras en 1990, Beaumes-de-Venise en 2005, Vinsobres en 2006, Rasteau pour ses rouges secs en 2010, Cairanne en 2016.
Chaque promotion redessine l'appellation, qui perd ses meilleures communes tout en gardant sa vocation : identifier ce qui, dans l'immense Côtes du Rhône, mérite d'être distingué.
Le meilleur rapport qualité-prix de la vallée
Les vins y sont plus concentrés et plus structurés que les Côtes du Rhône simples, sans atteindre le prix des crus. Rouges de fruits noirs et d'épices, tanins présents mais mûrs, cinq à dix ans de garde pour les meilleures cuvées.
Pour qui cherche le style méridional sans la facture de Châteauneuf, c'est souvent ici qu'il faut regarder — en particulier sur les bouteilles portant un nom de commune.
