L'autre rive
Reconnue en 1947, Lirac s'étend sur quatre communes du Gard, juste au nord de Tavel et en face de Châteauneuf-du-Pape, dont seul le Rhône la sépare. Elle produit les trois couleurs, le rouge en majorité.
Son histoire est ancienne : c'est de Roquemaure, dans l'aire de l'appellation, que le phylloxéra serait entré en France en 1863, avec des plants américains importés. L'insecte a ravagé le vignoble européen pendant des décennies.
Le même socle que Châteauneuf
Les terrasses de galets roulés et les sols argilo-calcaires de Lirac appartiennent au même ensemble géologique que ceux de la rive gauche. On y retrouve les galets emmagasinant la chaleur, les safres sableux et des coteaux plus calcaires en altitude.
La différence tient moins au sol qu'à la notoriété : ces terroirs ont été considérés plus tard, et le nom de Lirac n'a jamais atteint celui de son voisin.
Trois couleurs, un bon rapport
Les rouges, dominés par le grenache, offrent fruits noirs, garrigue et épices sur des tanins souples, avec cinq à dix ans de potentiel. Les blancs, à base de clairette et de grenache blanc, sont amples et floraux — ils comptent parmi les blancs les plus intéressants de la rive droite.
Le rosé, plus léger que celui de Tavel, reste fruité et gourmand. Servir les rouges à 16 °C, blancs et rosés à 11 °C.
