La plus étirée des appellations du nord
Reconnue en 1956, Saint-Joseph occupe la rive droite du Rhône entre Condrieu au nord et Cornas au sud, sur une bande d'une cinquantaine de kilomètres. Cette étendue est sans équivalent dans le Rhône septentrional, et elle explique l'hétérogénéité de l'appellation : on n'y trouve pas un terroir, mais une succession de coteaux.
L'aire s'est considérablement élargie dans les années 1960 et 1970, gagnant des terres de plaine moins qualitatives. Un travail de délimitation a depuis recentré l'appellation sur les vrais coteaux, mais l'écart de niveau entre les cuvées reste réel : ici plus qu'ailleurs, le nom du producteur compte.
Le granite, du nord au sud
Le socle est partout granitique, hérité du Massif central, recouvert par endroits d'arènes sableuses ou de dépôts caillouteux. Les meilleures parcelles sont sur les pentes fortes, en terrasses, exposées à l'est et au sud-est, face au fleuve.
La différence tient surtout au climat : le nord de l'appellation, autour de Chavanay, reste sous influence continentale et donne des vins tendus et floraux ; le sud, vers Mauves et Tournon, sent déjà le Midi et produit des rouges plus chaleureux et plus ronds.
Des rouges abordables, des blancs méconnus
La syrah y donne des vins de fruit, souvent moins tanniques et plus tôt prêts qu'à Cornas ou Hermitage : violette, framboise, cassis, avec une pointe de poivre. C'est la porte d'entrée classique du Rhône septentrional, à un prix qui reste raisonnable au regard de ses voisins.
Les blancs, minoritaires, méritent le détour : marsanne et roussanne y donnent des vins amples, sur l'amande, la poire et l'aubépine, avec une belle tenue. À servir entre 10 et 12 °C ; les rouges autour de 16 °C.
Les cépages de Saint-Joseph
Les vins de Saint-Joseph sur 1001caves
Fiches détaillées : la cuvée, le domaine, la fenêtre de garde et les bouteilles en vente entre particuliers.
