Entre Bourgogne et montagne
L'appellation Côtes du Jura, reconnue en 1937, court sur environ quatre-vingts kilomètres du nord au sud du département, entre 250 et 400 mètres d'altitude. C'est l'appellation régionale du vignoble jurassien, aux côtés des crus d'Arbois, Château-Chalon et L'Étoile.
Le vignoble a failli disparaître : de vingt mille hectares avant le phylloxéra, il est tombé à quelques centaines. Son renouveau, depuis les années 1990, doit beaucoup à l'intérêt international pour ses vins atypiques.
Les marnes bleues du Lias
Le sol dominant est une marne argileuse, souvent bleue ou grise, héritée du Lias et du Trias, mêlée d'éboulis calcaires descendus du premier plateau. Ces marnes lourdes retiennent l'eau et donnent aux blancs leur matière et leur salinité.
Le climat, semi-continental, apporte des hivers froids et des étés chauds, avec un risque de gel printanier élevé — les millésimes jurassiens sont irréguliers en volume.
Le voile, et le reste
La singularité du Jura tient à l'élevage sous voile : le vin est laissé en fût sans ouillage, et un voile de levures se forme à sa surface, le protégeant de l'oxydation brutale tout en développant des arômes de noix, de curry et de pomme verte. Poussé à son terme — six ans et trois mois minimum — cela donne le vin jaune, mis en clavelin de 62 cl.
Mais le Jura produit aussi des chardonnays « ouillés », vinifiés classiquement, et des rouges pâles et parfumés de poulsard et de trousseau, à servir frais autour de 14 °C. Le vin jaune, lui, se sert chambré à 15 °C et se garde des décennies.
Les cépages de Côtes du Jura
Les vins de Côtes du Jura sur 1001caves
Fiches détaillées : la cuvée, le domaine, la fenêtre de garde et les bouteilles en vente entre particuliers.
